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ALPES ET PYRENEES

ALPES ET PYRENEES

Le Pyrénéen vous invite dans le monde de la montagne à la rencontre de la Faune et de la flore du massif Alpin au massif Pyrénéen et plus précisément l(Ariége)

Publié le par le pyrénéen
Trois heures dans votre domaine

Tôt, très tôt pour certains et pourtant, je prends une collation avant de partir dans le domaine des chamois, jouer à l’affût, tenter une approche et puis peut-être le cliché « the cliché »…

Roulant sur une petite route de montagne, la nuit noire accompagne ce parcours. L’œil tente d’apercevoir les premières lueurs du jour qui ne vont pas tarder à poindre au-dessus de la ligne de crête.

Ouvrant la portière de la voiture, la fraicheur de l’altitude fait du bien à l’organisme las des températures caniculaires de la vallée. Une vraie bouffée d’air frais caresse le visage. Allumant la frontale, son faisceau de lumière éclaire d’un coup le troupeau de Tarines qui sort de l’étable… la traitre bat déjà son plein.

Instant de réflexion, partir vers l’alpage ou direction les falaises !... la prudence s’impose dans ce jour naissant, alors gagner les crêtes en attendant le lever du jour semble être la solution « sécurité »…

Sillonnant aux travers des blocs rocheux et guettant de part et d’autre les éventuelles formes de galbées.

Heures magiques, le soleil lance ses rayons de lumières sur les cirrus, la luminosité laisse place à la pénombre découvrant sur le haut de l’alpage des tentes de bivouac. Cela ne présage pas une journée exceptionnelle pour la photo de chamois.

Engageant le pas dans les failles et les sentes coulant au travers de la falaise, je gagne le sentier au pied de celle-ci dans l’espoir de trouver une partie de la harde.

Un silence profond m’accueille ici, même les oiseaux semblent avoir déserté le secteur, seuls les sons des sonnailles du troupeau en contrebas remontent jusqu’à moi.

Rien, absolument rien ni dans les rochers, ni dans les pentes herbeuses souvent prisées par les chèvres et les cabris de l’année. Je pars en direction de la grande combe, mon regard se pose sur les sentes bien marquées, ils sont passés par-là en fin de nuit, l’herbe est encore couchée et la trace indique une remontée… alors où sont-ils ?

Ecoutant le bruit de la bise jouer dans les feuillages, mon pas glisse sur une pierre à ce seul bruit un chamois part en dévalant la pente située sous mes yeux… pas le temps de viser et déclencher la photo, seule son ombre furtive reste dans mon regard.

Seul, non certainement pas… je me prépare, pas question de se faire piéger une deuxième fois ; j’aperçois de mon poste d’observation deux chamois sur le versant opposé ; beaucoup trop loin pour tenter une photo.

Déjà l’œil est en recherche, deux, non trois autres dans les hauteurs de la combe, ils sont là, ils sont venus chercher la fraicheur en ce début de journée. Je poursuis sur le sentier posant mes pas avec délicatesse pour éviter de faire riper une pierre…

Alerte déjà donnée ; ils ont levé la tête vers cette forme qui pénètre dans leur territoire. La distance est suffisante, ils peuvent rester à brouter l’herbe sans risque… pourtant l’un d’entre-eux est en position de surveillance un regard vers le bas de la combe.

N’hésitant pas à se poser sur un promontoire comme pour attirer mon regard… et pour cause à une trentaine de mètres devant moi et sur le sentier, une mère et le cabri se délectent d’un arbrisseau. Je stoppe net ma progression et me cale pour la photo.

Sans inquiétude, la chèvre quitte sa position et poursuit sur le sentier, le cabri emboitant son pas… elle sait que je suis là, elle a parfaitement identifié cette forme. Progressant derrière elle, je fais quelques clichés. Elle s’arrête, le cabri joue dans les rochers au-dessus du passage.

Viseur sur l’effronté, je profite de ces instants de bonheur et fais le plein de clichés. Le voilà, à quelques mètres de moi, moins de quinze ! Il stoppe, me regarde et sans hésitation profite du bon pâturage dans lequel il se trouve. Plein cadre, pour ce joli minois.

Otez moi d’un doute, nous appelons cela la faune sauvage… pourtant ma présence dans un rayon de dix mètres ne les a pas dérangés, ils descendent sur la sente, je rejoins leur dernière position et poursuit en direction du versant opposé. Laissant au calme ce duo.

Touchant, la roche pour franchir ce petit ressaut, un son attire mon attention. Cherchant sa provenance, je suis la pente derrière l’œilleton de l’appareil photo… là dans le bosquet d’arbres face à ma position, un troupeau de mouflons, mâles, femelles et jeunes…

Rare de les croiser en ces lieux en présence des chamois. Ils m’ont repéré, la troupe prend de suite de la hauteur pour s’éloigner de ce prédateur… l’homme.

Encore une montée pour rejoindre cette prairie, je cherche les mouflons, ils ont dû filer vers les pentes de Saint Pierre de Chartreuse. Je ne les reverrai pas.

Devant moi la montée au sommet par le versant Nord, là aussi, les chamois pâturent et profitent de ce versant encore à l’ombre.

Ondulant dans la pente, les chamois traversent sur les hauteurs, une dizaine, mon approche en contrebas donne le go du départ. Mais le sentier revient vers eux, après un temps d’hésitation et aussi de curiosité, une femelle me laisse grimper à vingt mètres de son poste d’observation.

Majestueuse, un port de tête magnifique, elle scrute cette chose qui s’approche, derrière elle une forme plus petite attend le top pour partir dans la pente et s’éloigner au plus vite.

Au premier sifflement aigu « chevrotement » de la chèvre, c’est parti, un arrêt à l’arrière d’un rocher, toute la harde se regroupe avant de foncer dans la pente et se mettre à distance. Un cliché de course pour ce jeune chamois dans sa première année.

Images fortes et belles de ces animaux gambadant dans ces lieux sauvages, quoique souvent pris d’assaut par des groupe de randonneurs traversant ces alpages sans même les apercevoir, eux le peuple silencieux de ce domaine d’altitude.

Nausée quand arrivant au sommet, j’aperçois les tentes qui sont posées dans cette prairie classée « Natura 2000 », aucun respect pour les règles qui s’appliquent ici… ils ont bivouaqué en montagne, mais ont-ils conscience des méfaits de leur nuit.

En ce début de matinée, je reprends la route et rejoins la vallée…

Trois heures dans votre domaine
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